La MDL rebaptisée "Missak-Manouchian"

Fil d'ariane

 

A l’occasion de l’entrée au Panthéon des « Vingt et trois », Missak et Mélinée Manouchian, et le groupe de résistants communistes et étrangers de l’affiche rouge, la Présidente du Département de la Lozère, Sophie Pantel et Johanne TRIOULIER, vice-Présidente du Département de la Lozère, ont proposé à l'Assemblée départementale de valider le nom de Missak Manouchian, l’orphelin du génocide arménien qui offrit sa vie à la France pour l’idéal qu’elle représente, à la Médiathèque départementale de Lozère, rue des Ecoles à Mende.

Une plaque sera apposée à l’entrée du bâtiment pour rappeler qui était ce menuisier apatride, passionné de poésie, amateur de Lamartine, d’Hugo et de Verlaine, qu’il traduisit en arménien.

« Leur sacrifice reste le symbole du sang versé par les étrangers pour la liberté de la France et pour la défense des valeurs de la République, ce pays qui les avait accueillis. En effet, survivant du génocide arménien, Missak Manouchian accueilli par le pays des Droits de l’Homme, entre en résistance au nom d’une certaine idée de la France avec ses camarades migrants. La France, c’était un engagement pour un idéal de Liberté. Il est essentiel au moment où des relents de cette triste époque refont surface de manière décomplexée que l’école de la République, la culture,les élus, les citoyens poursuivent leur mission d’émancipation et rappellent, car rien n’est éternel ni automatique, l’importance de préserver la République même imparfaite ! » Sophie Pantel, Présidente du Département de la Lozère.

La plaque sera dévoilée le 16 mars prochain, date à laquelle un hommage est prévu en Lozère à l’initiative du PCF, de la CGT et de la FSU avec le soutien du Conseil départemental de la Lozère.

Suivront, à partir de 17 h 30, exposition, conférence, chansons et spectacle conté ainsi que la vente du livre réédité de Mélinée Manouchian « Manouchian », préfacé par sa petite nièce Katia Guiragossian, qui sera présente pour des dédicaces.

 

Petit rappel historique :

Rescapé du génocide arménien, apatride, réfugié en France en 1925, Missak Manouchian rejoignit en 1943 la résistance communiste où il s'illustra à la tête d'un réseau très actif, avant d'être arrêté et fusillé par les Allemands le 21 février 1944.

Le 21 février 1944, Missak Manouchian et 22 de ses camarades, membres de la FTP-MOI, sont fusillés par les Allemands au Mont Valérien. Dans sa lettre d'adieu, le poète et résistant se désole de mourir « à deux doigts de la victoire et du but »… en effet moins de 4 mois plus tard les troupes alliées débarquent sur les plages de Normandie.
Aujourd'hui, 80 ans après cette tragédie, éclairée par une lumière d'espoir, Missak et sa compagne feront leur entrée au Panthéon.

De son histoire et de celle de ses frères d'arme, on fit des livres sérieux mais aussi des chansons, enfin, une chanson surtout, et des films.
Le film de Robert Guédiguian, « L'armée du crime » (en référence à la fameuse affiche) est disponible dans notre fonds physique.

Vous trouverez également dans notre fonds physique des versions de la chanson « L'affiche rouge », et d'autres, disponibles sur Musicme (notre ressource numérique).
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> A ne pas manquer : le poème d'Aragon "Strophes pour se souvenir" (disponible dans ses Oeuvres complètes p.248). Ce poème paraît une première fois le 5 mars 1955 sous le titre Groupe Manouchian à la une du journal communiste L'Humanité.Léo Ferré met en musique ce poème à l'hiver 1958-59, dans le cadre d'un album qu'il désire consacrer au recueil d'Aragon.

 

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